Cet article n’a pas encore fait l’objet d’une analyse juridique. Les informations sont générales et ne remplacent pas l’examen de votre situation individuelle.

Direction et actionnaires
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Votre société souhaite louer des locaux qui vous appartiennent personnellement. Ou un autre dirigeant veut confier une prestation à une entreprise à laquelle il est personnellement lié. Le contrat peut être utile à l’entreprise tout en soulevant un conflit d’intérêts. Examinez donc aussi, au-delà du prix et de la signature, qui apprécie les intérêts et qui peut participer à la décision.

Ce guide concerne une bv néerlandaise et la préparation d’une transaction précise. Il repose sur l’article 2:239 du Code civil néerlandais (BW) et l’interprétation du Hoge Raad du 10 avril 2026, ECLI:NL:HR:2026:592. Cette décision concernait plusieurs dirigeants et une société sans conseil de surveillance. Elle n’impose pas une issue identique à toute organisation ou convention. Ce texte ne calcule ni loyer commercial, ni conséquence fiscale, ni responsabilité personnelle. Les organes néerlandais évoqués ne doivent pas être assimilés automatiquement à ceux d’une société française.

Sources (4)
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1. Décrire d’abord l’intérêt personnel et la transaction

Ne commencez pas par qualifier un dirigeant de fiable ou de suspect. Décrivez les parties, son rôle et son intérêt personnel dans les conditions. Comme bailleur privé, il peut rechercher des loyers et une sécurité, tandis que la bv a besoin de locaux adaptés et abordables. Un lien avec une autre entreprise peut aussi susciter des questions, mais deux fonctions ne constituent pas en soi une appréciation juridique complète.

L’article 2:239, paragraphe 5, oblige les dirigeants à se guider sur l’intérêt de la société et de l’entreprise qui lui est liée. Selon le Hoge Raad, il y a conflit lorsque les intérêts sont tellement incompatibles qu’on peut raisonnablement douter que le dirigeant se laisse exclusivement guider par cet intérêt social. Toutes les circonstances pertinentes comptent. Il faut examiner concrètement l’intérêt propre ; une suspicion ou un titre de fonction ne remplace pas cet examen.

Rédigez une courte note indiquant parties, propriété, conditions proposées et solutions disponibles. Mentionnez aussi les inconnues. Pour un local privé, durée, entretien, résiliation et engagements financiers peuvent compter autant que le loyer. Cet inventaire ne prouve ni ne supprime un conflit. Il montre ce que l’organe compétent doit pouvoir apprécier.

    2. Ne pas laisser l’intéressé traiter seul un conflit possible

    En 2026, le Hoge Raad a expliqué la conduite d’une direction composée de plusieurs personnes sans conseil de surveillance. Le dirigeant concerné doit faire preuve de la plus grande transparence possible et signaler son intérêt potentiel aux autres dirigeants. En cas de désaccord, dans la situation décrite, ceux-ci décident si un conflit existe réellement. L’intéressé ne tranche donc pas seul.

    Cette responsabilité des autres existe aussi lorsque l’intéressé n’a pas signalé le problème. Cela n’autorise pas à exclure un collègue sans examen. Identifiez les circonstances et les positions divergentes. Consignez le sujet concerné et les raisons pour lesquelles les intérêts sont considérés comme compatibles ou incompatibles.

    Un signalement pratique pourrait être : « La bv envisage de louer mon local privé. Je serai personnellement bailleur. Les conditions et alternatives figurent ci-dessous ; discutons de l’évaluation de mon intérêt et de l’organisation de la décision. » C’est un exemple de transparence, pas une validation juridique. Fournissez les documents et évitez tout engagement définitif au nom de la bv tant que le circuit de décision reste ouvert.

      3. Organiser l’abstention aux débats comme à la décision

      En présence d’un conflit réel, le dirigeant ne participe pas à la délibération ni à la décision sur ce sujet, conformément à l’article 2:239, paragraphe 6. S’abstenir uniquement de voter ne décrit donc pas toute la règle. Dans la situation examinée par le Hoge Raad, les autres dirigeants doivent également veiller à son absence effective de participation aux débats et à la décision.

      Définissez concrètement le périmètre : proposition examinée, pièces disponibles, participants pour ce point et traitement des questions. La règle vise le sujet concerné ; la décision n’exclut pas automatiquement le dirigeant de toutes les autres affaires. Ses autres qualités et droits, par exemple d’actionnaire, nécessitent un examen distinct.

      Conservez un compte rendu factuel : signalement, intérêts étudiés, motivation et participants effectifs. Ne mentionnez pas après coup une absence si la personne a discuté. Le procès-verbal consigne le déroulement réel ; il ne modifie pas le passé. Si faits ou règles sont contestés, faites examiner précisément ce point avant l’exécution.

        4. Vérifier qui décide lorsque la direction ne le peut pas

        La loi prévoit une suite lorsqu’un conflit empêche toute décision de la direction. Le conseil de surveillance décide alors. S’il n’existe pas, l’assemblée générale décide, sauf disposition contraire des statuts. Vérifiez donc la structure réelle et les statuts actuels avant de désigner un remplaçant.

        Cette voie peut être importante avec un dirigeant unique sans conseil de surveillance, ou si plusieurs dirigeants sont concernés et empêchent ainsi une décision. La présence d’un actionnaire ou conseiller à une conversation informelle n’en fait pas une décision du bon organe. Préparez sujet, participants et traces nécessaires. Le guide sur l’assemblée générale traite séparément cette préparation formelle.

        SituationCircuit à examinerCe qu’il ne faut pas présumer
        Les autres dirigeants peuvent encore déciderAppréciation des intérêts et décision par les dirigeants compétents sans conflitQue la seule appréciation de l’intéressé suffit
        La direction ne peut plus décider et un conseil de surveillance existeSuite prévue par la loi et rôle formel de ce conseilQu’un conseiller externe devient automatiquement membre du conseil
        La direction ne peut plus décider et aucun conseil n’existeAssemblée générale selon le principe légal, sauf statuts contrairesQu’un simple courriel comme dirigeant remplace toute décision manquante

        Ce tableau prépare l’analyse. Il ne constate pas le respect de tous les quorums, votes, consultations ou autres exigences. L’arrêt de 2026 répondait pour la structure décrite. Ne transposez pas sans contrôle cette réponse à une fondation, une entreprise étrangère ou un autre modèle de gouvernance.

          5. Distinguer décision et représentation

          Une décision interne régulière et le pouvoir de représenter la bv envers son cocontractant sont deux questions. L’article 2:240 régit la représentation. La direction représente la société ; en principe chaque dirigeant dispose également du pouvoir de représentation, sous réserve des possibilités statutaires décrites par ce texte. Vérifiez donc séparément statuts, informations du registre et procurations.

          Ne déduisez pas d’un défaut interne qu’un contrat signé disparaît automatiquement. Inversement, la signature d’un représentant habilité ne rend pas automatiquement la procédure interne soigneuse. Les conséquences d’une erreur exigent un examen distinct des faits et règles. En cas de conflit existant, étudiez aussi les communications et l’exécution déjà intervenues.

          Document ou questionFonction dans le dossierNe remplace pas automatiquement
          Signalement et motivationExpliquer pourquoi la participation aux débats est examinéeLa décision finale sur la transaction
          Décision de l’organe compétentConsigner si la bv veut contracter et à quelles conditionsLe contrôle de la représentation externe
          Contrat et signatureConsigner les engagements et l’action au nom des partiesLa décision interne nécessaire
          Écrit en présence d’un actionnaire uniqueExaminer aussi l’application de l’article 2:247Toutes les autres vérifications de droit des sociétés et des contrats

          En cas de doute, le guide sur le pouvoir de signature aide à organiser les pièces. Cette page ne prédit ni la contestabilité d’un contrat ni le résultat d’une demande indemnitaire contre un dirigeant.

            6. Avec un actionnaire unique, examiner aussi l’écrit

            Lorsqu’une personne cumule plusieurs rôles, l’article 2:247 peut compter en plus de la décision. Il exige la consignation écrite des actes qu’il décrit entre la bv et le détenteur de toutes ses actions, lorsque cet actionnaire représente la société. Il vise aussi une communauté matrimoniale ou de partenariat enregistré et précise les actions à compter. Déterminez d’abord si votre situation entre dans son champ.

            Une exception concerne les actes qui, aux conditions convenues, relèvent de l’activité ordinaire de l’entreprise. Qualifier une convention de « location ordinaire » ne suffit pas. Faites apprécier sa nature et ses conditions concrètes. En l’absence de l’écrit requis, l’article 2:247 prévoit une possibilité d’annulation au bénéfice de la société ; il ne déclare pas automatiquement nul tout accord oral dans ce contexte.

            Le contrat signé peut être important, mais précisez aussi en quelle qualité chacun agit et quelle décision l’a précédé. Identifiez version, annexes et conditions. Un compte rendu ultérieur doit décrire fidèlement les événements antérieurs. Il ne doit inventer ni approbation préalable ni date de signature erronée.

              7. Exemple fictif : Noor loue son local à sa bv

              Dans cet exemple inventé, Noor est dirigeante et actionnaire unique d’une bv sans conseil de surveillance. L’entreprise grandit et souhaite louer son local privé. Elle a réuni un projet et une indication de prix. Un local voisin est moins cher, mais plus petit et moins adapté. Cette comparaison importe commercialement sans décider à elle seule du conflit.

              Noor fait donc examiner intérêts et circuit approprié, en tenant compte de sa position privée, des besoins de la bv, des conditions et des statuts. Si un conflit réel empêche la décision de direction, la voie suivante légale et statutaire doit être suivie. Sa qualité d’actionnaire et la formation d’une décision d’assemblée sont documentées séparément.

              On vérifie ensuite représentation et éventuelle obligation d’écrit de l’article 2:247. L’indication d’un prix commercial ou la propriété de toutes les actions ne suffit pas à déterminer le résultat. Ce dossier fictif ne statue sur aucune validité, fiscalité ou responsabilité concrète. Il montre pourquoi une même personne doit distinguer visiblement ses rôles.

                8. Un prix de marché ne remplace pas le processus

                L’objection pratique la plus forte est souvent que l’accord semble favorable et que les échanges prennent du temps. Un bon prix et des alternatives utilisables sont effectivement pertinents. Mais le conflit porte aussi sur la possibilité de défendre sans parti pris l’intérêt social. Examinez donc les conditions et la participation à la décision.

                Une comparaison qui omet durée, entretien ou autres obligations peut être incomplète. Indiquez les éléments comparables et hypothèses. Les experts doivent se prononcer seulement dans le cadre de leur mission réelle. L’avis d’un agent immobilier sur la valeur locative n’est pas, à lui seul, une appréciation juridique de la décision de direction.

                Si le contrat est déjà signé, conservez le dossier original et faites examiner les conséquences possibles. Ne modifiez pas d’anciennes pièces pour simuler après coup un processus sans difficulté. Ce guide ne fournit ni résolution de régularisation standard ni calcul de délai. Présentez ensemble décision, représentation et exécution réelle à votre conseiller.

                  9. Préparer un dossier de décision concret

                  Un dossier utile distingue intérêt personnel potentiel, appréciation, organe compétent et exécution. Énoncez les questions ouvertes plutôt que de demander seulement qui peut signer. Ces pièces facilitent la préparation sans garantir une issue juridique :

                  • Statuts actuels et description de la direction, du conseil éventuel et des actionnaires.
                  • Parties, rôles et intérêts personnels dans la transaction envisagée.
                  • Projet de contrat, annexes pertinentes et alternatives.
                  • Signalement, positions divergentes et motivation du conflit.
                  • Décision réelle et preuves des participants et de leurs qualités.
                  • Documents de représentation et écrits éventuels clairement versionnés.

                  Une question ciblée est : « Qui peut décider de cette transaction dans cette structure et quelles pièces manquent avant une signature pour la bv ? » Pour les règles durables de reporting et réunion, consultez la répartition des tâches et la surveillance. Un règlement soutient le processus réel ; il ne prouve pas à lui seul la validité d’une décision.

                    Sources et limites

                    Les articles 2:239, 2:240 et 2:247 ont été consultés dans la version du Livre 2 affichée sur Overheid.nl, applicable depuis le 1er juillet 2026. ECLI:NL:HR:2026:592 date du 10 avril 2026 ; il n’est pas présenté comme rendu aujourd’hui. Les explications pratiques officielles sur direction et surveillance ont également été comparées. Toutes les sources ont été consultées le 26 octobre 2026. L’examen factuel et juridique de vos propres statuts et de votre transaction reste nécessaire.

                    Statut juridique : ce texte n’a pas encore été examiné par un juriste ou avocat. Il donne une information générale et ne remplace pas l’appréciation de votre situation.

                      Questions fréquentes

                      Tout contrat avec un dirigeant constitue-t-il automatiquement un conflit ?

                      Un intérêt personnel ou deux rôles ne suffit pas. Examinez toutes les circonstances et leur incompatibilité éventuelle au point de faire raisonnablement douter d’une défense impartiale de l’intérêt social.

                      Le dirigeant concerné peut-il décider seul de participer ?

                      Pour une direction pluripersonnelle sans conseil de surveillance, le Hoge Raad a confié la décision aux autres dirigeants en cas de désaccord. Si le conflit est établi, ils doivent assurer son absence des débats et décisions concernés.

                      Qui décide si la direction ne le peut plus ?

                      L’article 2:239, paragraphe 6, désigne d’abord le conseil de surveillance. En son absence, l’assemblée générale intervient en principe, sauf statuts contraires. Vérifiez structure concrète et exigences.

                      Une erreur de décision fait-elle disparaître le contrat automatiquement ?

                      Ne le présumez pas sans analyse séparée. Décision interne, représentation externe et conséquences sont distinctes. Conservez aussi correspondance et exécution effective.

                      L’écrit est-il toujours obligatoire avec un actionnaire unique ?

                      Examinez le champ précis de l’article 2:247. La loi prévoit notamment une exception pour les actes relevant, aux conditions convenues, de l’activité ordinaire. Dire qu’un accord est commercial ou habituel ne répond pas à ce test.

                      Sources

                      Ces sources concernent cette page. Pour votre dossier, vérifiez les règles en vigueur et vos documents.

                      Vérification juridique

                      Pas encore vérifié juridiquement

                      Cette version n’a pas encore été examinée par un juriste ou un avocat. La vérification des sources et la révision du texte ne constituent pas une validation juridique.

                      Rédaction Droit des sociétés aux Pays-Bas

                      Nous relions les explications aux sources et consignons les modifications ciblées. Une vérification juridique n’est attribuée qu’à la version effectivement examinée, avec un véritable réviseur, une date et un périmètre. La vérification humaine de ces articles reste à effectuer.

                      Ricardo van der Spoel

                      Ricardo van der Spoel

                      Responsabilité éditoriale · Organisation éditoriale et technique