Une caution personnelle peut vous engager à titre privé pour une dette de votre entreprise. Ce risque ne disparaît ni parce que le prêt est professionnel ni parce que vous exercez via une bv. Faites examiner tous les documents de financement par un avocat en droit des entreprises avant signature et lors d’une réclamation. Vérifiez la dette couverte, les conditions de poursuite et l’existence d’une protection ou d’un consentement particulier. Ce guide concerne le financement professionnel néerlandais et le cautionnement personnel, borgtocht ; le mot garantie sur un formulaire peut désigner un autre engagement.
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1. Déterminez ce que vous signez personnellement
Rassemblez contrat de prêt, acte de caution, conditions générales et toutes les annexes. Vérifiez si vous signez une fois pour la bv et séparément à titre personnel. Une signature sur une page que vous estimez administrative peut pourtant créer votre propre obligation. Demandez par écrit au financeur quel document régit votre risque personnel et quelles pièces en font partie.
Faites distinguer cautionnement, codette solidaire et autre garantie. La portée juridique ne découle pas seulement du titre. Demandez quel événement permet une réclamation et quelles défenses vous pouvez opposer. L’explication générale selon laquelle tous les dirigeants signent ne constitue pas une évaluation de votre montant, durée et position contractuelle.
2. Précisez montant et dettes couvertes
Si un plafond est mentionné, examinez ce qu’il couvre. Intérêts, frais et crédits futurs sont-ils inclus ou exclus ? La caution porte-t-elle sur un prêt ou un ensemble de financements ? Synthétisez les clauses et faites clarifier les ambiguïtés avant signature. Un prêt d’un certain montant ne limite pas automatiquement chaque risque personnel à cette somme exacte.
Vérifiez les effets d’une augmentation, d’un refinancement ou d’une prolongation. Pour soutenir uniquement un investissement délimité, faites identifier clairement l’objectif et la dette concernés. Conservez les avenants et consentements aux modifications. En cas de réclamation existante, le montant exigé doit être relié à la dette couverte en séparant principal, paiements, intérêts et frais.
3. Faites vérifier la protection applicable
L’article 7:857 du Burgerlijk Wetboek (BW) délimite la protection de la caution privée. Il vise une personne physique qui n’agit ni dans l’exercice d’une profession ou entreprise ni pour l’activité normale d’une nv ou bv dont elle est dirigeante et détient, seule ou avec les autres dirigeants, la majorité des actions. Tout objectif de financement professionnel n’exclut donc pas cette protection. Faites examiner fonction, participation et opération au moment de signer ; une déclaration standard de la banque ne décide pas cette qualification.
Si cette protection s’applique et que le montant de l’obligation principale n’est pas encore fixé lors de l’engagement, le cautionnement n’est valable que dans la mesure où un maximum monétaire est convenu. C’est la règle conditionnelle de l’article 7:858, pas l’obligation d’un nouveau plafond pour chaque dette déjà déterminée. Les intérêts et frais légalement dus peuvent, selon les règles distinctes, dépasser ce plafond. Pour la preuve contre la caution privée, l’article 7:859 exige un écrit signé par elle. Après exécution totale ou partielle par la caution, la preuve peut être apportée par tout moyen. Il s’agit d’une règle de preuve, pas de la nullité automatique de tout accord oral. Le consentement du conjoint exige l’examen distinct ci-dessous.
4. Examinez consentement et exception professionnelle
L’arrêt ECLI:NL:HR:2003:AF7513 traite de l’exception au consentement pour un dirigeant détenant la participation requise et une opération relevant de l’activité normale. Une holding intermédiaire peut également compter, sans dispenser de vérifier les autres conditions. Dire seulement que l’argent servait à l’entreprise ne constitue donc pas une analyse complète de cette exception.
Donnez à l’avocat organigramme, pourcentages d’actions, données des dirigeants et objectif initial du financement. Indiquez aussi les informations et le consentement effectivement donnés par le conjoint. Si l’absence de consentement paraît invocable, faites immédiatement vérifier forme et délais. Une simple dénégation de la caution n’est pas nécessairement l’acte valable de la personne habilitée à invoquer ce défaut.
5. Ne confondez pas garantie publique et libération personnelle
La RVO décrit la Borgstelling MKB-kredieten, BMKB, comme un dispositif où l’État apporte une sûreté partielle pour permettre le financement. Cette relation diffère de votre acte personnel. L’étiquette BMKB ne prouve ni que vous ne devez rien ni que votre engagement privé disparaît. Demandez quelles sûretés coexistent et quelle obligation exacte vous prenez.
Faites examiner toute la structure : gages, hypothèque, garanties de groupe et caution personnelle. Demandez l’effet d’une réalisation ou d’un paiement par un tiers sur le solde. Ne déduisez pas vous-même une contribution publique attendue de la réclamation. Le traitement des différentes sûretés doit correspondre au contrat et à la dette actuellement restante.
6. Répondez sans reconnaissance inutile
Pour le cautionnement, le principe de l’article 7:855 BW exige que le débiteur principal ait d’abord manqué à son obligation avant que la caution doive exécuter. Si le créancier le met en demeure selon l’article 6:82 BW, il doit en informer simultanément la caution. Cela ne signifie pas une obligation générale de réaliser d’abord tous les biens de l’entreprise. Demandez décompte, relances et pièces fondant la réclamation. Faites aussi apprécier clauses et protections applicables. Présentez immédiatement tout acte de procédure ; un échéancier ou une reconnaissance peut affecter votre défense.
Pour ne plus rester caution, examinez durée convenue, possibilités de dénonciation et libération écrite. Quitter la direction ou vendre les actions ne termine pas automatiquement une caution antérieure. Lors d’une cession ou d’un départ, demandez expressément la confirmation nécessaire du financeur. La promesse de l’acheteur de tout reprendre ne lie pas automatiquement la banque.
7. Exemple fictif : départ de la bv sans confirmation bancaire
Supposons qu’un entrepreneur ait signé personnellement une caution pour le prêt de trésorerie de sa bv. À la vente des actions, l’acheteur accepte de supporter toutes les dettes. Un an après, des impayés apparaissent et la banque poursuit le vendeur. Celui-ci pensait que le transfert des actions avait automatiquement mis fin à la caution.
Un dossier utile comprend caution initiale, modifications du prêt, accords de vente et échanges éventuels avec la banque sur la libération. Obligation externe et garantie interne peuvent ensuite être examinées séparément. Cet exemple fictif ne prédit ni paiement obligatoire ni défense victorieuse ; il montre que départ et libération sont deux étapes.
8. Liste pour la consultation sur la caution
Avant de signer, demandez le risque réel maximal ; face à une réclamation, demandez d’abord son fondement et son urgence. Apportez aussi les documents jugés purement administratifs. Un ensemble complet évite qu’une clause personnelle importante n’apparaisse qu’après le premier courrier.
- Prêt, acte de caution, conditions et toutes les modifications ultérieures.
- Plafond, dettes couvertes et clauses spécifiques d’intérêts et frais.
- Direction, structure des actions et objectif du financement à la signature.
- Situation du conjoint, consentement et éventuel lien avec un droit étranger.
- Réclamation, historique des paiements, accords de départ et libération écrite.
Questions fréquentes
Ma bv me protège-t-elle d’une caution personnelle ?
Pas automatiquement. Un engagement pris personnellement doit être évalué séparément, même si la dette principale appartient à une bv.
Toute caution professionnelle sans consentement du conjoint est-elle valable ?
Non, l’exception n’est pas aussi générale. Faites notamment vérifier direction, participation et activité normale de l’entreprise.
Ma caution disparaît-elle à la vente des actions ?
Ne le présumez pas. Examinez les conditions et la libération nécessaire du financeur parallèlement aux accords avec l’acheteur.
BMKB signifie-t-il que l’État porte tout mon risque ?
Non. Le dispositif RVO et votre caution constituent des éléments distincts du financement. Faites examiner la structure concrète des sûretés.
Sources
Ces sources concernent cette page. Pour votre dossier, vérifiez les règles en vigueur et vos documents.
- Ondernemersplein — persoonlijke aansprakelijkheid bestuurder Consulté le: 2026-10-23
- Hoge Raad — ECLI:NL:HR:2003:AF7513 Consulté le: 2026-10-23
- RVO — Borgstelling MKB-kredieten Consulté le: 2026-10-23
- Burgerlijk Wetboek Boek 7 — borgtocht en particuliere bescherming Consulté le: 2026-10-23
Vérification juridique
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Rédaction Droit des sociétés aux Pays-Bas
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